Caroline Escaich
J'embrasse le monde
Le monde est vaste, nous sommes si seuls. Je parle de cette solitude alors je crée des liens. Je parle de cette solitude commune à tous, qui nous unit. Je parle aussi de notre fragilité face à la vie.
Fragiles d’être uniques. Mais forts d’être en vie.
Il y a d’abord ce lien, ce cordon qui nous offre la vie. Une fois coupé, nous voilà séparés. Face à ce vide de tous les possibles, flottant à la recherche d’un autre lien, nous rêvons d’un ailleurs, nous cherchons le lien véritable. Et chacun tisse son ensemble’, cette matrice qui doit nous éloigner de ce vide et nous remplir de nous-mêmes. On tisse des liens, avec les autres’.
Pouvoir se rapprocher de la multitude pour se sentir vivant, mais la multitude n’est formée que d’uniques ! Cela ne fait rien, restons ensemble, serrés les uns contre les autres. Etre, unique, avec singularité c’est s’exposer à l’autre si différent, si semblable parfois, si fragile lui aussi en dedans.
Assumer sa différence pour Etre, c’est aussi assumer la solitude qui vient avec. Je parle de l’unique, du singulier, du multiple et de la pluralité. Je navigue entre le plein et le vide. Je parle de l’intérieur et de l’extérieur.
L’énergie de Voler comme un papillon, d’embrasser le monde, vaste de vide et de plein.
Vaste comme « notre dedans » et « notre dehors ».